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Notre Recherche privée se refait une santé
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Longtemps bonnet d'âne en recherche privée, le Nord-Pas-de-Calais affiche de nouvelles ambitions. L'agroalimentaire a ouvert la voie, la bio-santé s'y engouffre désormais,...
...tandis que les pôles de compétitivité ont accoutumé le tissu régional à la fertilisation croisée avec le monde de la recherche. La région reste en retard mais, qu'on se le dise, le Nord-Pas-de-Calais n'a plus peur de la matière grise !
Projet BioHub : 90 millions sur six ans
| Cette éclosion de nouveaux talents industriels ne doit pas cacher ceux qui ont fait le succès de la recherche privée régionale. A commencer par les poids lourds de l'agroalimentaire comme | ![]() |
Roquette, Bonduelle ou Lesaffre, mais aussi des PME-PMI performantes à l’image d’Ingredia (lire ci-contre).
« Nous sommes là pour préparer l’après crise », explique Christophe Rupp-Dahlem, directeur des programmes « chimie du végétal » chez Roquette qui a lancé en 2006 le programme BioHub (90 millions d'euros sur six ans). Pour ses 75 ans, le numéro deux européen de l’amidon annonçait le doublement de son budget recherche d’ici à 2013. De 2008 à 2010, il l'a porté de 40 à 50 M€. Et les 300 chercheurs du groupe de Lestrem viennent d'investir leurs tout nouveaux locaux en novembre 2009.
| « Nous avons changé de stratégie en matière de recherche. Nous étions concentrés sur nos propres ressources ; désormais, nous avons décidé de mutualiser nos compétences, de nous ouvrir au monde universitaire et scientifiques en scellant des accords de partenariats avec d’autres industriels », souligne Christophe Rupp-Dahlem. Plusieurs programmes de recherche seront finalisés d’ici deux à trois ans, | ![]() |
à l'instar de la production de nouveaux polycarbonates et plastifiants en substitution aux dérivés pétroliers comme les phtalates. « Pour les seuls phtalates, le marché européen est estimé à un million de tonnes ! », précise-t-il.
Plastique vert
Roquette travaille aussi avec Metabolic Explorer, une entreprise de chimie biologique de Clermont-Ferrand, pour la « production préférentielle » de méthionine ainsi qu’avec le hollandais DSM sur un programme « acide succinique biosourcé ». En clair, un projet stratégique de production de polymères à partir du glucose.
Dans la même logique, le géant de l'amidon s’associe à la création du Centre d’Applications Industrielles des Matériaux Innovants à Bruay-la-Buissière dans le cadre de l’Institut Français sur les Matériaux Agrosourcés (IFMAS). Objectif : caractériser des polymères végétaux pour le développement industriel de nouveaux matériaux, un projet stratégique proposé au financement du ministère de l’Industrie dans le cadre du grand emprunt.
Reproduit avec l'aimable autorisation de Eco121, nouveau mensuel économique de la région NPDC. Pour plus d'information, voir le site www.eco121.fr
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